La Voie

L’homme en quête de Dieu sera-t-il satisfait d’une station lointaine?

Le vrai chercheur sur son visage porte un signe,

Sur son front, Luit une rayonnante lumière

Il es toujours proche, courtois, respectueux,

Résolu, envers les censeurs indulgents, honorant

L’ami véritable. Son but transcende tous les buts :

Rien qui puisse lui faire obstacle, l’abrupt est pour lui comme plat.

Il n’a d’autre visée à côté de sa cible.

L’attachement à la famille ne l’en détourne ni le blâme.

Belle est la description qui, par elle-même,

Suffit à le définir : le chercheur de la vérité.

Tel es celui qui la recherche, il fait de sa quête

L’unique objet de ses regards. Puis, dépouillant son âme

Des défauts qu’il y trouve, lorsqu’elle est nue

De leur opposés la revêt. Serviteur de Dieu en tous temps et tous lieux

A ses obligations rituelles légales.

De son propre gré, il en ajoute d’autres, jusqu’à ce que la vérité soit son ouïe, sa vie,

Sa langue et sa parole, et ses mains et ses pieds.

Il meurt avant sa mort se fait la migration suprême.

A rendre compte, il s’appelle lui-même avant d’y être appelé.

Etant en cela le meilleur suppléant de la vérité.

Avant son être propre, de la vérité il voit l’Etre,

Il Le voit après lui et de quelque côté qu’il se tourne.

Dieu seul était et rien d’autre avec Lui

Il est maintenant comme il était, dernier comme premier

Essentiellement un , il n’est rien hormis lui,

L’intérieur, l’extérieur,

Sans commencement et sans fin. Quoi que tu voie,

Tu vois son Etre, Dans l’unification absolue,

Serait-elle enfermée sous un voile ? Là, le seul voile est Sa lumière.

Traduit par Sidi Abubakr Sirra Juddin (Martin Lings) dans  »Un Saint Soufi du XXè siècle »

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